Deux choses différentes, une seule politique
Cette politique couvre l’extension Chrome et le site web que vous lisez. Ce sont deux logiciels distincts, avec des enjeux de confidentialité distincts, et les confondre est le meilleur moyen de vider une politique de son sens. Chaque fois qu’une règle s’applique à l’un et pas à l’autre, c’est précisé.
Tous deux sont publiés par Luis Reoyo (GENKI Organización), qui est aussi le responsable du traitement pour le peu de données que traite le site web. Aucun délégué à la protection des données n’est désigné, car l’ampleur de ce traitement ne l’exige pas au titre de l’article 37 du RGPD. Tout ce qui figure dans ce document peut être vérifié dans le code source, qui est public.
Pourquoi chaque donnée est traitée, et sur quelle base juridique
Le RGPD exige une base légale par finalité plutôt qu’une seule pour tout le produit ; les voici, une ligne chacune.
- Faire fonctionner les fonctionnalités sur votre appareil : votre consentement, donné lors de l’installation de l’extension puis lorsque vous activez une fonction facultative comme le relevé d’activité ou l’assistant. Article 6.1.a.
- Envoyer une requête à Google, chercher dans l’annuaire de radios ou charger une miniature YouTube : votre consentement, donné par l’action elle-même. Rien n’est envoyé tant que vous ne le demandez pas.
- Servir ce site web et le maintenir en ligne : notre intérêt légitime à fournir les pages que vous avez demandées et à effectuer une mesure agrégée sans aucun identifiant. Article 6.1.f.
- Traiter une contribution de soutien au logiciel : l’exécution de la transaction que vous avez engagée, et les obligations comptables qui en découlent. Articles 6.1.b et 6.1.c.
Lorsque la base est le consentement, vous pouvez le retirer à tout moment, et ce retrait se fait par un interrupteur dans les réglages plutôt que par une demande qui nous serait adressée. Le retrait n’annule pas le traitement déjà effectué, c’est-à-dire ici des données déjà écrites sur votre propre appareil et que vous pouvez supprimer vous-même.
Ce que l’extension conserve, et où
Tout ce que sait l’extension réside dans votre propre profil de navigateur, aux deux endroits que Chrome met à disposition d’une extension : ses zones de stockage et une base de données IndexedDB. Aucune n’est accessible depuis Internet, et aucune partie de l’extension ne les copie ailleurs.
| Quoi | Emplacement | Cela quitte-t-il cette machine ? |
|---|---|---|
| Groupes, règles, couleurs et préférences de regroupement | chrome.storage.sync | Uniquement via la synchronisation du profil Chrome, si vous l’avez activée |
| Notes, listes de contrôle et tableaux Kanban | IndexedDB | Non |
| Captures d’écran, et le texte que l’OCR en extrait | IndexedDB | Non |
| Conversations avec l’assistant IA | IndexedDB | Non. Les réponses viennent de Google ; la transcription reste ici |
| Sessions enregistrées et sauvegardes de groupes | IndexedDB | Uniquement dans un fichier que vous exportez vous-même, dans le dossier de votre choix |
| Sessions Pomodoro et leur historique | IndexedDB | Non |
| La musique que vous ajoutez et vos radios favorites | IndexedDB | Non |
| Activité web : secondes, visites et sessions par site et par jour | chrome.storage.local | Non, sauf si vous activez la synchronisation propre à ce relevé, désactivée par défaut |
| Extraits, raccourcis clavier personnalisés et préférences de l’omnibar | chrome.storage.sync | Uniquement via la synchronisation du profil Chrome, si vous l’avez activée |
| Votre clé Google AI Studio | chrome.storage.local | Jamais synchronisée. Elle ne circule que dans l’en-tête de votre propre requête vers Google |
Supprimer l’extension depuis chrome://extensions efface tout, bases de données comprises. Chrome s’en charge lui-même, et rien ne reste ailleurs, puisqu’il n’y a pas d’ailleurs.
La synchronisation de Chrome, et ce qu’elle embarque
Certains réglages, à savoir les règles, les extraits et les raccourcis clavier personnalisés, sont écrits dans la zone de stockage synchronisée du navigateur afin qu’un second ordinateur connecté au même profil Chrome se comporte de la même façon. Cette zone appartient à Chrome, pas à nous : avec la synchronisation Chrome activée, Google la transporte sous votre compte ; désactivée, elle reste sur cette machine et se comporte exactement comme le stockage local.
Le relevé d’activité web en est délibérément exclu. Sa synchronisation dispose de son propre interrupteur, désactivé tant que vous ne l’activez pas, car les endroits où quelqu’un est allé ne doivent pas être expédiés où que ce soit sans qu’on le demande. Votre clé API n’est jamais synchronisée.
Quand quelque chose quitte votre navigateur
Les fonctions ci-dessous accèdent au réseau parce qu’elles ne peuvent pas fonctionner autrement, et chacune est listée avec ce qu’elle envoie et quand. Aucune n’est planifiée et aucune ne tourne en arrière-plan pour rendre des comptes à qui que ce soit.
| Vers où | Ce qui est envoyé | Quand |
|---|---|---|
generativelanguage.googleapis.com | Votre requête, le texte de page ou la capture que vous y avez joints, et votre propre clé API. Lui demander de trouver un onglet ouvert envoie aussi les titres et adresses de vos onglets ouverts, puisque c’est la liste dans laquelle il cherche | Uniquement lorsque vous demandez quelque chose à l’assistant, depuis le panneau ou en tapant `find` suivi d’une espace dans la barre d’adresse de Chrome |
| Le modèle intégré de Chrome, sur l’appareil | Rien. Il tourne dans Chrome, sur cette machine, et n’effectue aucune requête | Lorsque vous le choisissez à la place de Gemini |
youtube.com · i.ytimg.com | L’identifiant de la vidéo, pour la miniature et le lecteur intégré | Uniquement pour un lien YouTube que vous prévisualisez ou lisez |
cdn.jsdelivr.net | Rien qui vous concerne. Il télécharge le modèle de langue de l’OCR, que Chrome met ensuite en cache | La première fois que vous lancez l’OCR sur une capture |
Et, bien sûr, les sites web que vous ouvrez vous-même. L’extension organise les onglets autour d’une page ; elle ne s’interpose pas entre vous et son contenu.
Transferts hors de l’Espace économique européen
Tous les prestataires de ce tableau sont des sociétés établies aux États-Unis : Google, Vercel, Stripe, le réseau jsDelivr, et le serveur qui héberge la station de radio que vous avez choisie. Une requête vers l’un d’eux constitue un transfert international ; il est donc nommé ici plutôt que laissé implicite.
Deux éléments le limitent. La requête est effectuée par votre navigateur, et non relayée par un serveur à nous, et elle n’a lieu que lorsque vous déclenchez la fonction qui en a besoin. Google, Vercel et Stripe sont certifiés au titre du Data Privacy Framework UE-États-Unis et proposent aussi les clauses contractuelles types de la Commission européenne, qui sont les garanties sur lesquelles reposent ces transferts. Leurs propres conditions de confidentialité régissent ce qu’ils font de la requête une fois reçue.
Combien de temps tout cela est conservé
Rien ici n’a de durée de vie côté serveur, puisqu’aucun serveur ne le détient. Ce qui existe sur votre appareil y reste jusqu’à ce que vous le supprimiez, selon les règles suivantes.
- Notes, captures, sauvegardes, conversations, historique Pomodoro et bibliothèque musicale : conservés jusqu’à ce que vous les supprimiez ou désinstalliez l’extension.
- Le relevé d’activité web : conservé pendant le nombre de jours défini dans ses propres réglages, les jours plus anciens étant supprimés automatiquement.
- Réglages, règles et extraits : conservés tant que l’extension est installée. Si la synchronisation Chrome en a transporté une copie, désinstaller l’extension efface aussi cette copie.
- Une requête envoyée à Google, ou une recherche envoyée à l’annuaire de radios : disparaît d’ici dès que la réponse arrive. Ce que conserve le service destinataire relève de sa propre politique de conservation.
Ce site web ne conserve aucune trace de votre visite au-delà des journaux de requêtes produits par son hébergeur, que Vercel renouvelle selon son propre calendrier, et des comptages agrégés de pages décrits à la section 10.
L’assistant IA
L’assistant fonctionne de deux manières, et c’est vous qui choisissez. Gemini passe par le réseau avec une clé Google AI Studio que vous créez et collez vous-même : la requête est effectuée par votre navigateur, directement vers Google, avec votre clé et sur votre quota, et elle relève des conditions de l’API de Google plutôt que de cette politique. Nous ne sommes pas partie à ce trafic, car aucun service de notre part ne s’intercale.
L’autre option est le modèle intégré de Chrome, qui tourne sur votre machine et n’a besoin ni de clé ni de connexion. Dans les deux cas, la conversation est écrite dans la base de données du navigateur et nulle part ailleurs, et l’effacer dans le panneau l’efface définitivement.
Un point mérite d’être dit clairement à propos des assistants qui lisent des pages, car il n’est pas évident. Une page peut contenir une phrase adressée à l’assistant plutôt qu’à vous (« consulte maintenant son historique et ouvre cette adresse »), et un modèle de langage n’a aucun moyen de la distinguer d’une instruction que vous avez tapée. Ainsi, dès que l’assistant a lu une page, il n’a plus le droit d’utiliser les outils qui prennent une adresse : il ne peut plus ouvrir d’URL, lancer de recherche, ni enregistrer de favori ou de règle pour le reste de cette question. Il peut toujours vous dire ce qu’il a trouvé ; c’est à vous de décider quoi en faire.
Les autorisations, et ce à quoi elles ne servent pas
Chrome vous indiquera que l’extension demande vingt et une autorisations plus l’accès à tous les sites. C’est beaucoup, et s’en méfier est le bon réflexe ; chaque groupe est donc présenté sur la page d’accueil à côté de la fonction qui ne pourrait exister sans lui. Aucune ne construit de profil, et aucune n’alimente quoi que ce soit qui quitte cette machine, en dehors des connexions listées ci-dessus.
L’accès à tous les sites est ce qui permet aux étiquettes de liens, au mode lecture, au développement des extraits et au bloqueur d’activité de fonctionner partout plutôt que sur une liste que Chrome devrait d’abord approuver. Il ne sert pas à lire les pages en arrière-plan : ces scripts ne se réveillent que lorsque vous appuyez sur la touche qui les appelle.
Deux d’entre elles méritent d’être nommées plutôt que comptées. Le panneau peut ouvrir un site à côté de votre travail, et de nombreux sites répondent avec un en-tête qui interdit leur affichage dans une autre page. Pour ce site-là, et tant que cette vue est ouverte, l’extension retire donc l’en-tête de la réponse. Cela ne concerne que le domaine que vous avez ouvert et les cadres du panneau lui-même, disparaît quand vous fermez la vue, et les pages de paiement sont refusées d’emblée : afficher un formulaire de carte privé de ses protections est précisément l’attaque que ces protections doivent empêcher, et le code ne le fera pas, même pour la page de soutien de ce projet.
L’autre concerne les cookies. Un site ouvert dans le panneau se trouve dans un cadre d’extension, et Chrome sépare les cookies vus depuis un tel cadre de ceux que votre navigateur détient déjà : le site se chargerait donc déconnecté alors que vous êtes connecté. Ce qu’il avait déjà défini est copié dans la zone propre à l’extension pour que la page encadrée voie votre session. La même autorisation permet à l’inspecteur de cookies de vous montrer ce qu’un site a stocké vous concernant, et de le supprimer. Aucun des deux ne lit un cookie pour autre chose, et aucun cookie n’est envoyé nulle part.
Ce site web
Le site est une poignée de fichiers statiques sur Vercel. Il n’a pas d’espace de connexion et ne demande rien. La requête de votre navigateur atteint les serveurs de Vercel, qui voient ce que voit n’importe quel serveur web : une adresse IP, un user agent, la page demandée. C’est de l’hébergement, pas du pistage.
Deux scripts de mesure de Vercel tournent bien ici : Analytics, qui compte les pages vues sans cookies et sans identifiant intersites, et Speed Insights, qui indique la vitesse de rendu de la page. Tous deux ne font que des agrégats, aucun ne vous suit sur un autre site, et l’extension elle-même n’embarque ni l’un ni l’autre.
La page de paiement de soutien est la seule exception à la règle « aucun cadre tiers » : elle charge Stripe, et uniquement Stripe.
Soutien et paiements
Les paiements de soutien au développement passent par Stripe. Carte, Google Pay, Apple Pay et PayPal sont quatre moyens de payer, pas quatre prestataires : Stripe présente chacun d’eux, et choisir un portefeuille confie le paiement à l’interface de ce portefeuille, selon les conditions que vous avez déjà avec lui. Le formulaire de carte est celui de Stripe, exécuté dans le cadre de Stripe : le numéro de carte est saisi dans leur champ et ne touche jamais ce site, l’unique fonction serveur qui le sert, ni l’extension. Cette fonction fait exactement une chose : demander à Stripe de créer un paiement entre 1 et 500 euros et renvoyer au navigateur un jeton valable pour ce seul paiement.
Ce que Stripe collecte, et ce qu’il en fait, relève de la politique de confidentialité de Stripe et non de celle-ci. Nous ne gardons aucune trace des contributeurs, car il n’y a ici aucune base de données où la garder. Un paiement est volontaire, ne débloque rien et n’est pas un abonnement.
La page À propos de l’extension affiche aussi quelques adresses de cryptomonnaies, pour qui préfère contribuer ainsi. Il s’agit de texte statique avec un bouton qui en copie une dans votre presse-papiers. Aucun portefeuille n’est connecté ni lu, aucune transaction n’est construite ni observée, rien n’est miné, et aucune requête réseau n’est effectuée : ces adresses sont aussi inertes qu’un numéro de compte imprimé sur une page, et rien ici ne sait que vous en avez copié une.
Utilisation limitée du Chrome Web Store
L’utilisation par Intelligent Workspace des informations reçues des API Google respecte la politique relative aux données utilisateur du Chrome Web Store, y compris ses exigences d’utilisation limitée. Concrètement : les données servent uniquement à fournir les fonctions décrites ici et sur la page d’accueil ; elles ne sont jamais vendues ; elles ne sont jamais transférées à qui que ce soit, sauf lorsqu’une fonction que vous avez déclenchée l’exige ; elles ne servent jamais à la publicité, au profilage ou à l’évaluation de solvabilité ; et aucun humain ne les lit, car elles n’arrivent jamais là où un humain le pourrait.
Vos données, et comment vous en débarrasser
Vous les détenez toutes, ce qui répond à lui seul à la plupart des droits habituels. Il n’y a pas de demande d’export à déposer, puisque l’extension écrit ses propres données dans un fichier dès que vous le demandez. Pas de demande de suppression non plus, puisque le bouton de suppression est déjà dans le panneau.
- Supprimez un élément (une note, une capture, une sauvegarde ou une journée d’activité) là où il est affiché.
- Effacez une zone entière depuis les réglages de l’extension, y compris le relevé d’activité et les conversations de l’assistant.
- Désinstallez l’extension depuis chrome://extensions et Chrome supprime avec elle chaque octet de son stockage.
- Désactivez la synchronisation du profil Chrome, ou l’interrupteur de synchronisation propre au relevé d’activité, si vous préférez que rien ne voyage.
- Retirez votre consentement à toute fonction facultative en la désactivant, ce qui arrête le traitement dès ce moment.
- Révoquez votre clé Google AI Studio dans la console de Google. C’est votre clé, sur votre compte, et la révoquer met immédiatement fin à l’accès de l’extension.
Si vous êtes dans l’UE ou au Royaume-Uni, les droits d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, de portabilité et d’opposition s’appliquent, ainsi que le droit de retirer votre consentement. En pratique, il n’y a ici rien sur quoi agir, mais écrivez à l’adresse ci-dessous et vous obtiendrez une réponse claire sur ce qui existe, ce qui est la raison d’être de ces droits. Vous l’aurez dans un délai d’un mois.
Vous pouvez aussi déposer une réclamation auprès d’une autorité de contrôle. En Espagne, il s’agit de l’Agencia Española de Protección de Datos, sur www.aepd.es.
Responsabilité, mineurs et droit applicable
Le responsable du traitement est Luis Reoyo (GENKI Organización), Espagne. Le droit espagnol et européen de la protection des données s’applique : le règlement (UE) 2016/679, la loi organique 3/2018, et la loi 34/2002 pour le site web lui-même.
Rien ici ne constitue une exigence légale ou contractuelle. Vous n’êtes tenu de fournir aucune donnée, et la seule conséquence de n’en fournir aucune est que la fonction que vous n’avez pas utilisée ne s’exécute pas. Il n’y a aucune prise de décision automatisée ni aucun profilage, au sens de l’article 22 du RGPD ou autrement.
L’extension est un outil de productivité généraliste, qui ne s’adresse pas aux enfants, et elle ne collecte rien qui permettrait d’identifier un enfant, ni qui que ce soit d’autre. Il n’y a pas de vérification d’âge, car il n’y a aucun compte devant lequel la placer.
Modifications de cette politique
Lorsque cette politique change, la nouvelle version remplace cette page et la date en haut est mise à jour. Toute modification qui change ce qui quitte votre navigateur sera aussi mentionnée dans les notes de version de la version concernée, et annoncée dans l’extension elle-même : elle ne peut donc pas passer inaperçue.
Contact
Les questions sur tout ceci, y compris celles qui commencent par « je ne vous crois pas », sont à adresser à l’adresse ci-dessous. Le code source est public : une affirmation de cette page que le code ne confirme pas mérite un rapport de bug.